Donc, comme prévu, il a fait un temps pourri ! Mathieu et Emilie, venus spécialement de Paris pour passer un week end au soleil, ont été évidemment ravis…
Dans ces conditions, les sorties en mer ont été plutôt brèves :
Dimanche :
Quelques éclaircies après un samedi dégueulasse ! Nous voilà donc partis en direction du port (Julie, Emilie, Matthieu et moi). Ciel gris, 20 nœuds de Nord Est, une er pas mal formée… bref, après une heure de navigation, un visage est passé au jaune, puis au vert. Je ne balancerai pas la victime, mais nous sommes passés très très près de la catastrophe. Il faut dire que la veille, la soirée ne fut pas excessivement calme, ce qui a peut être laissé des séquelles à certain(e)s. Donc retour au port et sieste sur le bateau sous un semblant de soleil.
Lundi :
Lundi était férié pour moi… Julie travaillait. Je voulais convoyer Belami jusqu’à Playa de Aro pour en profiter là-bas le week end prochain… Dimanche soir, je vérifie la météo… c’est jouable. J’appelle donc Nacho (vieil équipier fidèle… un des seuls tarés à accepter de partir dans des conditions pénibles), je le préviens que le trajet ne sera pas agréable… il est quand même partant. Nous nous retrouvons donc au port lundi matin à 9H, hyper équipés. La météo annonce de la pluie, du vent de face, et de la houle… également de face. Bref, les conditions sont réunies pour que ce trajet soit particulièrement galère.
Nous sortons du port et constatons rapidement que la houle est effectivement bien présente. Le vent par contre est plutôt limite. Nous partons donc au près avec 10-12 nœuds de vent et des creux de 2 / 2,5 mètres. Au bout de 2 heures de navigations, Nacho devient pâle… je ne tarde pas à suivre. Nous marchons à 5 nœuds et sommes partis pour tirer des bords pendant au moins 10 heures. Arrivés à Playa nous devrons ranger le bateau, faire les papiers à la capitainerie puis prendre le bus pour revenir sur Barcelone (1H30 de trajet)… Après une brève discussion, nous sommes donc tous les deux d’accord pour considérer que ce plan n’est pas hyper fun… mon convoyage n’étant pas indispensable, nous décidons donc de faire demi-tour… retour au port ! 
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