Réveil, petit dej, puis au moment de quitter la crique, impossible de démarrer le moteur. Plus suffisamment de batteries pour pouvoir redémarrer. Je pense que la veille nous avons trop tiré sur le guindeau électrique sans laisser suffisamment tourner le moteur pour recharger… En effet, nous avons eu un peu de mal à trouver l’emplacement idéal, nous avons donc plusieurs fois levé l’ancre pour nous repositionner. A chaque fois monter et descendre l’ancre avec le guindeau tire à fond sur les batteries… Bref, nous ne pouvons donc pas démarrer. D’autre part, un voilier allemand, arrivé dans la nuit est vraiment proche de nous et nous empêche toute tentative de départ à la voile. Le vent est faible dans cette crique ; je ne suis pas hyper chaud pour lever l’ancre et tenter de partir à la voile avec des rochers partout autour… si le vent n’est pas suffisant pour manœuvrer correctement nous risquons de perdre le contrôle et de nous retrouver sur les rochers ou sur un bateau voisin. Pour l’instant nous sommes donc sans moteur, au mouillage (avec notre ancre de 20kg et nos 20 mètres de chaines qu’il va falloir remonter à la main). Ce n’est pas un gros problème, mais vu le poids, ça ne se fera pas en 5 secondes… Je demande alors à Jux de partir dans l’annexe pour aller jeter notre deuxième ancre (15kg + 40 mètres de bout plombé)… quand nous aurons trouvé une solution pour dégager, nous serons plus réactifs pour remonter cette ancre plus légère. Finalement un Zodiac arrive, nous lui demandons de nous remorquer jusqu’à la sortie de la crique. Nous levons rapidement l’ancre, nous faisons tracter sur quelques mètres et touchons suffisamment de vent pour pouvoir partir à la voile. Nous appelons le Port de Santa Eulalia… cool, nous avons une place, nous pourrons alors résoudre tranquillement notre problème de batteries. Le hic, c’est qu’il va falloir entrer au port à la voile… je ne suis pas hyper serein. Nous contactons le port pour bien préciser que nous n’avons pas de moteur et qu’il faudra qu’ils nous filent un coup de main pour nous conduire jusqu’à notre place. La capitainerie est donc prévenue et les marinéros nous attendent. Ils nous communiquent le numéro de notre place… c’est exactement la même que celle qu’ils nous avaient attribué une semaine auparavant… nous savons donc où elle se situe et avons une idée du parcours que ne nous devons effectuer pour y arriver. Je suis chaud comme une baraque à frite ! Hyper motivé à l’idée d’arriver jusqu’à notre place à la voile. Le niveau du vent est parfait pour manœuvrer tranquillement. Chacun des équipiers est à son poste. Julie est à l’avant, elle gérera les amarres, les pares battages, l’éventuel remorquage et la discussion avec les marinéros. Jux est à la grand voile, prêt à affaler. Bou est au génois, une fois enroulé, il aidera Jux à affaler. Nous entrons dans le port avec GV et une partie du génois. Rapidement nous enroulons le génois. Les marinéros décident de nous laisser faire à la voile (trop cool !). Un mec nous escorte en Zodiac pour arrêter les bateaux entrants et sortants qui pourraient nous gêner… nous pouvons « tourner » mais pas « freiner ». Finalement nous parvenons jusqu’à notre place… peut être un peu trop vite et nous tapons contre le quai… petit moment d’angoisse : le choc était plutôt faible, mais Julie constate qu’il y a un truc bizarre sur la coque à l’endroit du choc… rapidement elle se rend compte que c’est du ciment provenant du quai qui s’est décroché et qui est resté sur la coque… nous n’avons rien du tout… heureusement le quai était friable c’est lui qui a cédé. Nous nous branchons à la borne électrique du port… normalement les batteries devraient se recharger et nous permettre de rallumer le moteur. Le temps de boire l’apéro dans l’un des cafés du port et nous repartons au bateau pour voir si nous pouvons démarrer : yes ! Tout est rentré dans l’ordre. En fin de journée, comme prévu, nous récupérons Nath (la copine de Bou). Douche et direction le village de Santa Gertrudis dans les terres. Resto et retour au port.
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