Au milieu de la traversée vers Ibiza, des dauphins sont venus jouer avec le bateau... voici la video
Au milieu de la traversée vers Ibiza, des dauphins sont venus jouer avec le bateau... voici la video
A 1H30, je prends le relais. Nous sommes toujours au moteur, mais vers 3H30, moment où mon quart se termine, le vent se lève. J’envoie le génois, règle les voiles et mets le moteur au point mort. Nous sommes entre 4,5 et 5,2 nœuds au Speedo… ce qui en réalité correspond à une vitesse de 5-6 nœuds au GPS (notre Speedo étant un peu encrassé). La vitesse est satisfaisante, je coupe le moteur et attends 10 minutes. Le vent parait se maintenir, je vais alors réveiller Jux à 4H pour son quart et vais me coucher. Vers 6H le vent tombe et Jux galère à maintenir une vitesse supérieure à 4 nœuds. Nous devons rallumer le moteur. Nous n’aurons pas la chance de pouvoir renvoyer les voiles jusqu’à Barcelone… pas de vent. Nous arrivons vers 10H30 au port. Mélange de tristesse et de fierté, je suis quand même content d’avoir ramené Belami entier et que tout se soit bien passé. Rangement rapide… nous sommes un peu fatigués, avons hyper faim, nous ne trainons pas. Bocadillo et café sur le port et direction l’appart pour une bonne sieste. Les vacances à Ibiza sont terminées.
Réveil 8H00. Ju et nath ferment leur valise et nous les ramenons sur la plage… ils poursuivront leur trip à Ibiza de leur coté. Ca y est, cette fois, c’est bel et bien terminé. Nous devons rentrer. Nous dégonflons Belamini, mettons le moteur sur la chaise, relevons l’ancre et la fixons bien dans la baille à mouillage. Nous sommes prêts. Cap sur Barcelone. La météo que nous avons à nouveau checkée avant de partir annonce toujours des conditions idéales. Vent de Sud à Sud Est force 3 à 4. De 9H20 (heure du départ) à environ 17H, nous marchons très bien. Puis le vent faiblit et passe en vent arrière. Nous envoyons alors le spi (trop beau notre spi).
Puis une des cannes à pêche s’emballe… nous avons une prise. Nous affalons donc le spi, réduisons l’allure et Jux commence à remonter la ligne. 20 minutes plus tard, nous constatons que nous avons attrapé un beau thon. Comme à l’aller, je mets un harnais et descend sur la jupe muni de mon crocher pour pouvoir le remonter à bord. Manque de chance, cet enfoiré réussit à nous échapper. Pas grave, nous continuons. Le vent est tombé… nous allumons le moteur, la mer est bonne et le pilote automatique se charge tranquillement de nous conduire vers Barcelone. Fatigués par la soirée de la veille, nous décidons de nous coucher assez rapidement. Julie, qui a dormi une bonne partie de l’après midi, prend le premier quart.


Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Ibiza. Ca fait un petit moment que je checke la météo pour le retour et ce matin c’est confirmé ; les prévisions sont bonnes, nous pouvons partir demain, lundi. En attendant, nous prévoyons de passer la journée dans le coin, pour pouvoir revenir dans cette crique en fin de journée. Portinax se trouve au Nord Est de l’île d’Ibiza, la pointe la plus proche de Barcelone. En plus, pas mal de commerces dans ce petit village touristique… nous pourrons donc faire les courses de nourriture, presse, etc. Nous passons donc la journée dans une crique très proche. Pas tellement de vent, ciel un peu gris… ça sent un peu la fin des vacances.
Journée sympa notamment marquée par un « pêche miraculeuse ». En effet, Bou qui a pêché en moyenne 2 heures par jour depuis mercredi, et qui se revendique comme étant un pêcheur de première catégorie n’a toujours rien attrapé. Mais sa persévérance a payé : un espèce de poisson gris, une mini sole et un poisson d’aquarium. En fin d’après midi, retour à Portinax. Nous faisons donc nos courses, organisons le bateau et retournons en ville pour l’apéro. Ce soir, personne n’a pris de douche… nous n’avons presque plus d’eau dans la réserve et voulons conserver le peu qu’il nous reste pour l’avoir pendant la traversée pour douche et vaisselle. Nous décidons de nous doucher sur une des douches de la plage. Nous nous installons donc à la terrasse d’un café et sirotons des mojitos, pendant qu’à tour de rôle, l’un de nous part à la « douche ». Quelques mojitos plus tard, nous enchainons sur des pizzas et quelques bouteilles de vin… retour au bateau, musique et quelques cubatas de plus… la soirée se finit tard. Demain, nous nous levons tôt pour repartir sur Barcelone… 

Je voulais aller dans le crique de Ses Caletes, mais nous nous sommes plantés de crique. Pas grave, la Cala d’en Serra est super sympa et nous passons la journée là. En fin d’après midi, nous partons pour la Cala de Portinax. Rangement, douche et nous allons à terre pour apéro et resto. En arrivant sur la plage nous découvrons un Bavaria 44 (voilier de 13 mètres) échoué sur les rochers. Nous apprendrons plus tard que le bateau qui était au mouillage dans la crique, n’a pas résister à un fort coup de vent (rafales à 80km/h) quelques jours auparavant… le spectacle est plutôt triste, le bateau éventré a à moitié coulé et des éléments se sont échoués sur la plage.
Nous dînons dans un super bon resto. Nous sommes tous un peu crevés et rentrons vers 1H du mat au bateau. Nous faisons 2 voyages en annexe. Premier lot : Bou, Nath et moi. Nous arrivons vers le boat et je m’aperçois qu’il a pas mal bougé par rapport à l’endroit où nous avions mouillé. Un vent de terre s’est levé, assez soutenu pour faire déraper l’ancre. Bon coup de stress… évidemment à ce moment là, nous repensons tous au Bavaria 44. Du resto, très abrité et pourtant en bord de mer, nous n’avons absolument pas senti le vent se lever. Le bateau n’est plus qu’à 5 mètres des rochers. J’ai peur qu’il ne se soit arrêté là, bloqué par la quille qui touche le fond. Je monte seul dans le bateau. Je ne veux pas ajouter de poids avant de savoir si nous touchons. J’ouvre le bateau et allume les appareils de navigation. La profondeur affichée est de 5 mètres. Je suis pas mal soulagé... l’ancre a dérapé et s’est ré-accrochée… apriori ce n’est donc pas la quille du bateau qui a stoppé le mouvement. Le vent souffle à 18 - 20 nœuds. Nous devons rapidement changer de place, j’ai peur que l’ancre continue de chasser et que nous ne finissions sur les rochers. Bou et Nath montent à bord. Bou est au guindeau et relève l’ancre qui s’accroche dans le mouillage du bateau d’à coté… après 5 minutes, Bou et Nath parviennent à libérer l’ancre et finissent de la remonter. Nous quittons ce coin qui ne nous a pas réussis et remettons l’ancre au milieu de la baie. Je reste à bord pour vérifier que nous ne bougeons pas et Bou va chercher Jux et Julie qui attendent depuis un bon moment sur la plage. Bonne frayeur, mais tout a l’air ok… le vent continue de souffler, je ne suis pas hyper serein et décide de dormir sur le pont.
Ce matin il y a pas mal de vent (force 6/7). Karim et Sandra (des amis de Marrakech) doivent nous rejoindre à midi pour passer la journée avec nous. Le temps de prendre le petit dej, de faire le plein d’eau, nous les récupérons et partons en direction de Cala Mastella. Le vent qui a légèrement baissé par rapport à ce matin est toujours soutenu… petites rafales à 25 nœuds… nous marchons bien. Arrivés dans la crique, nous réservons pour déjeuner dans un petit resto de pêcheur… le genre d’endroit ou il vaut mieux réserver la veille… une table se décommande à la dernière minute et nous la récupérons… pas mal de chance. Déjeuner, sieste, baignade… nous passons l’après midi dans cette crique hyper mimi. Puis, retour à Santa Eulalia pour redéposer Karim et Sandra. Nous filons ensuite vers Pou des Lleo où nous passerons la nuit.
Réveil, petit dej, puis au moment de quitter la crique, impossible de démarrer le moteur. Plus suffisamment de batteries pour pouvoir redémarrer. Je pense que la veille nous avons trop tiré sur le guindeau électrique sans laisser suffisamment tourner le moteur pour recharger… En effet, nous avons eu un peu de mal à trouver l’emplacement idéal, nous avons donc plusieurs fois levé l’ancre pour nous repositionner. A chaque fois monter et descendre l’ancre avec le guindeau tire à fond sur les batteries… Bref, nous ne pouvons donc pas démarrer. D’autre part, un voilier allemand, arrivé dans la nuit est vraiment proche de nous et nous empêche toute tentative de départ à la voile. Le vent est faible dans cette crique ; je ne suis pas hyper chaud pour lever l’ancre et tenter de partir à la voile avec des rochers partout autour… si le vent n’est pas suffisant pour manœuvrer correctement nous risquons de perdre le contrôle et de nous retrouver sur les rochers ou sur un bateau voisin. Pour l’instant nous sommes donc sans moteur, au mouillage (avec notre ancre de 20kg et nos 20 mètres de chaines qu’il va falloir remonter à la main). Ce n’est pas un gros problème, mais vu le poids, ça ne se fera pas en 5 secondes… Je demande alors à Jux de partir dans l’annexe pour aller jeter notre deuxième ancre (15kg + 40 mètres de bout plombé)… quand nous aurons trouvé une solution pour dégager, nous serons plus réactifs pour remonter cette ancre plus légère. Finalement un Zodiac arrive, nous lui demandons de nous remorquer jusqu’à la sortie de la crique. Nous levons rapidement l’ancre, nous faisons tracter sur quelques mètres et touchons suffisamment de vent pour pouvoir partir à la voile. Nous appelons le Port de Santa Eulalia… cool, nous avons une place, nous pourrons alors résoudre tranquillement notre problème de batteries. Le hic, c’est qu’il va falloir entrer au port à la voile… je ne suis pas hyper serein. Nous contactons le port pour bien préciser que nous n’avons pas de moteur et qu’il faudra qu’ils nous filent un coup de main pour nous conduire jusqu’à notre place. La capitainerie est donc prévenue et les marinéros nous attendent. Ils nous communiquent le numéro de notre place… c’est exactement la même que celle qu’ils nous avaient attribué une semaine auparavant… nous savons donc où elle se situe et avons une idée du parcours que ne nous devons effectuer pour y arriver. Je suis chaud comme une baraque à frite ! Hyper motivé à l’idée d’arriver jusqu’à notre place à la voile. Le niveau du vent est parfait pour manœuvrer tranquillement. Chacun des équipiers est à son poste. Julie est à l’avant, elle gérera les amarres, les pares battages, l’éventuel remorquage et la discussion avec les marinéros. Jux est à la grand voile, prêt à affaler. Bou est au génois, une fois enroulé, il aidera Jux à affaler. Nous entrons dans le port avec GV et une partie du génois. Rapidement nous enroulons le génois. Les marinéros décident de nous laisser faire à la voile (trop cool !). Un mec nous escorte en Zodiac pour arrêter les bateaux entrants et sortants qui pourraient nous gêner… nous pouvons « tourner » mais pas « freiner ». Finalement nous parvenons jusqu’à notre place… peut être un peu trop vite et nous tapons contre le quai… petit moment d’angoisse : le choc était plutôt faible, mais Julie constate qu’il y a un truc bizarre sur la coque à l’endroit du choc… rapidement elle se rend compte que c’est du ciment provenant du quai qui s’est décroché et qui est resté sur la coque… nous n’avons rien du tout… heureusement le quai était friable c’est lui qui a cédé. Nous nous branchons à la borne électrique du port… normalement les batteries devraient se recharger et nous permettre de rallumer le moteur. Le temps de boire l’apéro dans l’un des cafés du port et nous repartons au bateau pour voir si nous pouvons démarrer : yes ! Tout est rentré dans l’ordre. En fin de journée, comme prévu, nous récupérons Nath (la copine de Bou). Douche et direction le village de Santa Gertrudis dans les terres. Resto et retour au port.
Je me réveille à 8H. La veille, la météo annonçait un vent de force 6 tôt le matin. Nous savions que dans cette crique nous ne serions pas abrités et avions donc prévu de changer de mouillage assez tôt.
Direction Tago Mago, l’île juste en face. Le temps de lever l’ancre et nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à avoir pris la décision de ne pas tarder ici. Nous nous retrouvons donc à Tago Mago. Dans l’après midi le soleil se lève. Jux, Bou et moi allons nous balader sur l’île. Nous décidons ensuite de faire le tour de l’île à la voile. Pas mal de vent, pas mal de mer, c’est cool. Nous retrouvons ensuite notre mouillage où nous passerons la nuit.
Ce matin Jux arrive sur l’île à San Antoni, en ferry depuis Barcelone. Trajet en bus puis en taxi et il nous retrouve au port… à 8H30. Cet adorable petit Jux nous a amené des croissants. Nous prenons le petit dej ensemble, puis direction le supermarché du port pour faire le plein. Nous repartons ensuite à la voile vers la crique de Pou des Lleo. En chemin nous faisons escale dans un mouillage sympa, derrière la « Punta Arabi ». Nous passons la journée dans cette crique hyper abritée du vent de Sud Est qui souffle fort depuis ce matin. Nous nous baignons, déjeunons, passons une journée relax, puis au moment de repartir ; problème. L’ancre s’est accrochée dans de vieux câbles sous-marins. Jux plonge avec masque et tuba pour me guider. Après plusieurs manœuvres, nous réussissons à nous défaire de ces câbles et mettons les voiles ; direction la crique de Pou des Lleo. C’est une petite crique hyper mignonne, bordée de falaises de terre rouge. J’adore cet endroit qui pour moi est chargé de souvenirs puisque c’était la crique où nous mettions le Zodiac familial au mouillage lorsque nous venions à Ibiza en famille. Nous jetons l’ancre, puis sautons dans Belamini pour rejoindre la plage et le petit chiringuito aux mythiques « Bocadillos y Cañas » de mon enfance (ouahou… trop nostalgique ce passage… attention à la petite larme). Nous nous installons à la terrasse de ce café. Vue sur la crique quasi déserte, tout est calme, la lumière du soleil couchant est hyper belle… ambiance idyllique. Nous sommes donc bien installés pour attendre Julien Bou ; un nouvel équipier. Après une carafe de sangria et quelques cacahuètes, « Bou » finit par arriver. Retour au bateau, diner et nuit paisible au mouillage.
Nous avons tous hyper mal dormi. Crique très mal abritée, mer agitée, soirée arrosée… le cocktail fait que ce matin tout le monde fait la gueule. Je comprends que la priorité est d’abréger les souffrances. Nous partons au moteur vers la plage des Salines. Là, nous débarquons à terre et prenons un bon petit dej. Nous laisserons ici Jean et Fonta qui prennent leur vol retour dans quelques heures.
Nous ne sommes plus que tous les deux. Nous repartons à la voile. Pas mal de vent. Nous naviguons jusqu’à Ibiza, au port de Botafoch. Nous obtenons à nouveau une place sans difficulté (nous avions lu sur Internet que ce serait hyper galère de trouver des places au port, mais en réalité, nous n’avons jamais rencontré de problème). Nous nous lançons dans un grand ménage, lessive et autres rangements. Nous sommes entre deux fournées d’équipiers et remettons tout en ordre avant le second arrivage. Le port de Botafoch étant de l’autre coté de la baie d’Ibiza par rapport à la vieille ville, nous prenons un bateau navette pour nous rendre dans la vieille ville. Direction la boutique Vodafone où nous rachetons 2 téléphones… les nôtres ne se sont pas remis de leur bain de la vieille. Nous nous baladons dans les ruelles d’Ibiza et faisons un peu de shopping ; je me rachète notamment une paire d’Havaianas, ayant perdu ma tong gauche lors de notre épopée nocturne de la veille sur Belamini. Bon resto et retour avec cette navette à touriste (mais hyper pratique) et nuit paisible.
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